
Découvrez la troisième édition du Calendrier de l’après Conserto ! Nous vous proposons, tout au long du mois de janvier, des idées d’ateliers, des inspirations, des bonnes pratiques, des outils, en lien avec l’agilité, pour bien démarrer l’année.
2 janvier

Check list 360° Produit pour un PO
Imaginez un Product Owner qui se demande : “Est-ce que mon produit est vraiment sur les rails ? Est-ce que mon équipe a tout ce qu’il faut pour performer ?”
Souvent, on avance vite, on livre, mais on oublie de prendre du recul.
C’est là que la Check-list 360° Produit entre en jeu.
La Check-list 360° Produit est un outil conçu pour les Product Owners et Product Managers afin de réaliser un audit complet de leur produit et de leur organisation. Elle couvre tous les leviers de performance : vision stratégique, expérience utilisateur, backlog, qualité, technique, business, conformité…
L’objectif ? S’assurer que chaque aspect du produit est maîtrisé, identifier les zones d’amélioration et prioriser les actions pour gagner en pertinence et en performance.
Concrètement, cette check-list vous aide à passer en revue 12 dimensions clés, avec des pratiques et outils associés, pour transformer votre produit en véritable moteur de valeur.
5 janvier

Connaissez-vous le “Product Ops” ?
6 janvier

Késako le Product Operating Model (POM) ?
Le Product Operating Model (POM) c’est une manière d’organiser une entreprise autour de ses produits. C’est un cadre multidimensionnel qui définit comment une entreprise conçoit, développe et livre ses produits ou services pour répondre aux besoins des clients et atteindre ses objectifs commerciaux.
Cette approche englobe l’agilité mais la dépasse : elle définit comment les décisions produit sont prises, comment la stratégie se traduit en exécution, comment l’organisation apprend et s’adapte.
Pour aller plus loin, découvrez ces deux articles de Rachel Dubois :
7 janvier

De la raison d’être de l’équipe à la vision Produit
Avant le produit, il y a l’équipe qui le construit et le fait évoluer.
Avant d’établir la vision Produit, il peut être nécessaire, en prérequis, d’établir la raison d’être de l’équipe (ou de la réaffirmer pour une équipe déjà existante).
En effet, si la mission et les objectifs de l’équipe ne sont pas clairs et pas partagés cela va être un vrai frein pour le bon déroulement d’un atelier de type Vision Produit.
Voici un canevas et un atelier pour vous aider :
Dans cet article vous allez trouver :
- Un canevas pour aider à aligner les acteurs la mission et les objectifs de l’équipe
- Le déroulé de l’atelier et un guide de facilitation
- Un modèle de manifeste d’équipe afin communiquer plus facilement avec le reste de l’organisation
- Un exemple concret réalisé dans une équipe
8 janvier

Roadmap Agile : comment réussir l’exercice ?
En tant que Product Owner ou Product Manager vos interlocuteurs vous demandent souvent une “Roadmap”.
Le piège est de confondre roadmap produit et plan de release.
Dans cette vidéo qui suit, découvrez des conseils pour des roadmaps réellement au service du produit :
👍 des principes à respecter
❌ des pièges à éviter
✅ des exemples de formats
9 janvier

Le Value Proposition Canvas : un outil pour aligner votre offre avec les besoins de vos clients
Le Value Proposition Canvas est un outil simple et puissant pour s’assurer que votre offre crée de la valeur réelle. Il vous aide à comprendre ce que vos utilisateurs veulent accomplir… et à aligner votre produit ou service pour y répondre parfaitement.
Il se compose de deux parties :
- Le profil utilisateur (jobs, pains, gains) qui décrit ce que vos utilisateurs et clients essaient d’accomplir, leurs frustrations et leurs attentes.
- La carte de valeur (produits/services, pain relievers, gain creators) qui montre comment votre offre répond à ces besoins.
Ses avantages :
- Clarifie la compréhension des utilisateurs et clients et de leurs priorités.
- Permet d’identifier les points de différenciation et d’améliorer l’adéquation produit-marché.
- Favorise la collaboration entre équipes en offrant un langage commun.
- Réduit le risque d’échec en centrant l’innovation sur la valeur réelle.
En résumé, le Value Proposition Canvas, c’est un GPS pour créer des offres qui comptent vraiment !

Cet outil a été inventé et est proposé gratuitement par Strategyzer.
12 janvier

Le Double Diamant : comprendre avant d’agir
Le Double Diamant est un cadre qui structure l’approche produit en quatre étapes simples : explorer, définir, imaginer, construire.
Le principe : d’abord comprendre le problème, ensuite explorer et tester les solutions, en alternant divergence (ouvrir le champ des possibles) et convergence (faire des choix éclairés).
- Explorer le problème : comprendre la situation et les usages. Exemple : interviews, observation, analyse de données.
- Définir le problème : clarifier ce qu’on veut résoudre. Exemple : synthèse des insights, formulation du problème.
- Imaginer des solutions : générer plusieurs pistes. Exemple : brainstorming, croquis.
- Construire la solution : tester et choisir la solution la plus pertinente. Exemple : prototypage, tests utilisateurs.

Quand l’utiliser ?
Il est utile dès qu’on veut s’assurer de bien comprendre le problème avant de se lancer sur une solution :
- le problème est flou ou manque d’informations,
- il arrive déjà formulé comme une solution,
- le sujet est complexe et nécessite de poser les choses étape par étape.

Pour aller plus loin
Le Design Council propose des explications détaillées et des exemples d’activités pour chaque étape :

13 janvier

RIC(E) : prioriser le discovery simplement
On connaît bien les méthodes pour prioriser le delivery (MoSCoW, story mapping, story points…).
Mais quand il s’agit de prioriser le discovery, c’est plus flou : quels problèmes explorer en premier ? Par où commencer ?
Parfois, il n’y a que peu de sujets éligibles au discovery : inutile de sur-outiller.
Mais si plusieurs sujets se présentent et que le choix devient difficile, RIC(E) est un moyen simple d’estimer la valeur potentielle des problèmes avant même de chercher des solutions.
Et vous allez voir que ce sont des questions qu’il est de toute façon intéressant, voire indispensable, de se poser.
Les critères du RIC(E)
RICE repose sur quatre critères :
Reach (portée)
- Quel pourcentage d’utilisateurs ?
- À quelle fréquence ?
- Combien d’occurrences ?
On mesure ici l’ampleur du problème.
Impact
- À quel point le problème affecte-t-il les utilisateurs ?
- Que se passe-t-il si on ne fait rien ? Et si on le résout ?
- Quel impact pour le business et les objectifs Produit ?
On évalue ici l’importance du problème.
Confiance
- Qu’est-ce qui repose sur des données concrètes ?
- Qu’est-ce qui relève d’hypothèses ou d’intuition ?
Il s’agit d’estimer la solidité de nos informations.
Effort
- Quel effort pour construire la solution ?
En pré-discovery, estimer l’effort est souvent peu pertinent.
On utilise donc surtout RIC : Reach – Impact – Confiance.
Et vous pouvez ne pas avoir toutes les réponses. Rien ne vous empêche aussi de noter ces questionnements que vous pourrez adresser au travers de votre discovery.

Comment l’utiliser ?
Seul ou avec les parties prenantes, on passe chaque problème en revue rapidement en répondant aux questions associées aux critères.
Le PO ou PM attribue ensuite un score (de 1 à 5) pour chaque critère. Comme il n’existe pas de règle stricte sur la manière de noter, le score reste subjectif et la comparaison est donc relative. Pour garder de la cohérence, il est préférable que la même personne attribue les scores d’un sujet à l’autre.
Score = Reach × Impact × Confiance
(et / Effort si vous choisissez de le conserver)
Ce score permet de classer les sujets selon leur potentiel et de visualiser rapidement ceux qui méritent d’être explorés en priorité.
RIC(E) reste un guide, pas une vérité absolue.
Si un sujet classé 4ᵉ semble en réalité plus simple, plus stratégique ou plus opportun, explorez-le.
En revanche, si vous envisagez de commencer par le dernier de la liste, challengez votre choix : cela peut révéler un biais ou un critère oublié.

Quand l’utiliser ?
RIC(E) est utile lorsque vous avez plusieurs sujets à explorer et que vous voulez :
- Savoir par où commencer : identifier rapidement les problèmes qui méritent le plus d’attention,
- Poser les bonnes bases du discovery : se poser les questions essentielles avant de se lancer dans la recherche ou les prototypes,
- Aligner les parties prenantes : partager une vision commune sur ce qui est prioritaire et pourquoi.
Vous pouvez l’utiliser ponctuellement ou en continu.
L’essentiel : qu’il vous aide à y voir plus clair, sans alourdir votre quotidien.
14 janvier

Focused Discovery Discipline : une approche structurante du discovery en 7 étapes
Le Double Diamant est souvent présenté comme une référence en matière de discovery : un diamant pour explorer le problème, un autre pour explorer la solution.
C’est clair, simple, mais parfois trop générique pour aider les équipes à structurer réellement leur démarche dans le temps.
L’approche F.O.C.U.S.E.D. (présentée dans le livre Discovery Discipline) propose une alternative : 7 diamants, chacun dédié à une étape précise du discovery.
L’objectif n’est pas d’ajouter de la complexité, mais d’apporter du focus : savoir exactement sur quoi se concentrer à chaque phase, dans quel ordre, et avec quel livrable attendu.
Chaque étape peut durer 5 minutes comme plusieurs semaines. Ce n’est pas une approche qui va alourdir votre discovery.
Cela dépend du contexte, du niveau d’ambition et de l’effort qu’on souhaite investir. L’essentiel est de timeboxer la démarche dès le départ, ce qui fait partie intégrante de la première étape.
Voici les 7 étapes, leurs objectifs, leur utilité et ce que l’on attend des livrables associés.
1. Frame
- Objectif : cadrer l’ambition du projet.
- Livrable « Project Ambition » : définir les critères de succès, les contraintes clés et la timebox du discovery.
- Pourquoi ? : aligner tout le monde sur l’impact attendu et l’effort à investir, et éviter un discovery interminable.
2. Observe
- Objectif : identifier le premier cas d’usage.
- Livrable « First Use Case » : décrire l’utilisateur principal, son contexte et le problème à résoudre à travers un cas d’usage précis.
- Pourquoi ? : choisir le problème précis à traiter pour atteindre l’ambition et éviter de se disperser.
3. Claim
- Objectif : formuler la promesse faite à l’utilisateur.
- Livrable « Launch Tweet » : formuler un tweet qui résume clairement la valeur apportée par la future solution.
- Pourquoi ? : guider les étapes suivantes et donc le choix de la solution avec une promesse cohérente par rapport à l’ambition et au cas d’usage choisi.
4. Unfold
- Objectif : définir les étapes essentielles de l’expérience.
- Livrable « 5 Touchpoints » : identifier les points de contact essentiels dans l’expérience utilisateur pour tenir la promesse.
- Pourquoi ? : Visualiser le parcours critique et choisir les moments clés pour interagir avec l’utilisateur et résoudre son problème.
5. Steal
- Objectif : capitaliser sur ce qui fonctionne ailleurs.
- Livrable « Gold nuggets » : lister et analyser des solutions existantes et leurs patterns à réutiliser ou adapter (pour les points de contact ou plus largement).
- Pourquoi ? : Gagner du temps, s’inspirer de solutions efficaces et éviter de réinventer la roue.
6. Execute
- Objectif : matérialiser l’expérience pour la tester.
- Livrable « Happy path » : construire un prototype fonctionnel et documenter les hypothèses principales à tester.
- Pourquoi ? : Préparer les moyens nécessaires pour évaluer la solution.
7. Decide
- Objectif : décider de poursuivre ou non.
- Livrable « Go/NoGo » : décider de partir en delivery ou non avec la solution.
- Pourquoi ? : confronter la solution et les hypothèses à des utilisateurs pour décider si le discovery est terminé.

Pour aller plus loin
Si cette approche a éveillé votre curiosité, n’hésitez pas à vous procurer le livre Discovery Discipline. Vous y retrouverez notamment les activités possibles à chaque étape ainsi que des exemples concrets.
15 janvier

Comprendre ses utilisateurs : les entretiens
Dans le cadre d’un discovery produit, l’objectif est de creuser un problème avant de se lancer dans la solution.
Cela implique de comprendre ses utilisateurs : qui ils sont, ce qu’ils cherchent à accomplir et quels obstacles ils rencontrent.
Parmi toutes les méthodes possibles (observation, analyse des usages, feedbacks clients, enquêtes…), si on devait n’en choisir qu’une, ce seraient les entretiens utilisateurs. Ils permettent d’explorer en profondeur comportements, besoins et motivations, et servent de base solide au discovery.
Préparer un entretien efficace
Avant de rencontrer un utilisateur
- Définir l’objectif : ce que vous voulez apprendre, pas ce que vous voulez valider.
- Clarifier la cible : qui souhaitez-vous vraiment comprendre, selon quels critères ?
- Recruter un panel représentatif : 5 à 7 personnes suffisent pour générer des insights significatifs.
- Préparer un guide d’entretien : un fil conducteur flexible, ni trop rigide, ni trop vague.
- Être accompagné si possible : difficile de prendre des notes et d’adopter la bonne posture en même temps.
Bonnes pratiques pendant l’entretien
Pendant l’entretien
- Écouter plus que parler : laisser l’utilisateur s’exprimer (viser un ratio 80/20).
- Poser des questions ouvertes et relancer sur des exemples concrets : “comment ?”, “racontez-moi…”, “pourquoi ?”
- Reformuler pour valider : “Si je comprends bien… ?”
- Utiliser le silence à bon escient pour que la personne complète ses propos.
- Noter les verbatims sans interpréter pendant l’entretien.
Erreurs à éviter
- Chercher à vendre ou défendre le produit.
- Tenter de valider ses idées plutôt que de comprendre la réalité.
- Poser des questions fermées, orientées ou multiples : “Est-ce que vous préférez… ?”
- Parler plus que l’utilisateur ou remplir les silences.
- Réagir émotionnellement aux réponses.
Formaliser et exploiter les insights
Une fois l’entretien terminé, l’objectif n’est pas de tout retranscrire, mais de capturer l’essentiel : qui est l’utilisateur, ce qu’il cherche à accomplir, ce qui le bloque, ce qu’il ressent et les verbatims clés.
L’enjeu n’est pas d’empiler des données, mais d’en extraire des informations actionnables.
Quand plusieurs entretiens ont été menés, les tendances commencent à émerger. Plutôt que de résumer chaque cas individuellement, on croise les informations pour identifier des patterns, faire émerger et prioriser les problèmes, repérer des opportunités.
Pour aller plus loin
Plusieurs outils peuvent être utiles pour organiser besoins, comportements, irritants et motivations et donc structurer les enseignements issus des entretiens.
Voici 2 exemples d’outils qui pourraient vous aider. Explorez ces ressources si vous souhaitez creuser davantage :
16 janvier

Construire une roadmap produit alignée avec la stratégie
Une roadmap produit n’est pas une liste de fonctionnalités. Elle doit relier stratégie et opérationnel pour que chaque initiative contribue à l’ambition globale. On peut la construire en 4 étapes clés :
1. Formaliser la vision produit
Commencez par les axes stratégiques de l’entreprise : lisez-les ensemble, identifiez leur impact sur votre produit et formalisez une vision claire (par exemple avec un Product Vision Board) pour aligner l’équipe sur le “pourquoi” et la trajectoire à suivre.
2. Définir les objectifs
En comparant la vision produit à votre produit actuel, vous identifiez les écarts et les enjeux à adresser. Définissez ensuite des objectifs clairs, idéalement SMART, pour rendre ces enjeux actionnables et mesurables.
C’est proche des OKR dans l’esprit, mais plus simple à mettre en place.
3. Générer des idées de fonctionnalités
Pour chaque objectif, explorez les moyens d’y répondre : pour qui ? Avec quel impact ? Par quelle fonctionnalité ?
Vous pouvez utiliser, par exemple, l’impact mapping pour relier objectifs, acteurs, impacts et idées, et générer des initiatives cohérentes avec vos objectifs.
4. Prioriser et construire la roadmap
La roadmap peut mêler des sujets encore en discovery et d’autres prêts pour le delivery.
Comparez leur potentiel : impact sur les objectifs et effort demandé. Une estimation rapide en taille de t-shirt et une matrice impact/effort suffisent pour faire ressortir les priorités.
Ensuite, organisez les éléments dans la roadmap : quelles fonctionnalités, quand, et pour quel impact.
Et n’oubliez pas, ce n’est qu’une projection, pas un engagement strict.
Pour aller plus loin
Quelques outils ou templates :
19 janvier

Avoir le mode d’emploi pour travailler (mieux) avec vos collègues, ça vous dit ?
Pour Noël j’ai eu un super cadeau hightech !
Aussitôt déballé, j’ai appuyé sur tous les boutons sans produire les effets escomptés. Déception !
Heureusement, en lisant la notice d’utilisation j’ai pu enfin profiter de mon cadeau.
Et si on reproduisait la même chose avec nos collègues ?
Nous avons la chance de travailler avec des gens exceptionnels MAIS sans toujours connaitre leur mode d’emploi.
Et si, pour mieux collaborer, on prenait le temps de réfléchir en équipe sur nos modes d’emploi?
Avec cette trame, concevoir (et partager) sa notice d’utilisation devient un jeu d’enfant !

Cette article a été inspiré par : https://www.fearlessculture.design/blog-posts/team-washing-instructions-canvas
Merci à Irène Doan.
20 janvier

La carte culturelle pour mieux collaborer
Vous souhaitez faciliter et renforcer la collaboration au sein de votre équipe, je vous propose de vous inspirer de la carte culturelle crée par Erin Meyer (The Culture Map, Erin Meyer).
L’idée est simple, chacun se positionne sur un gradient pour 8 critères.
L’avantage : il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses, juste la perspective de mieux comprendre les réactions de ses co-équipiers et de pouvoir en discuter.

Cette article a été inspiré par : https://erinmeyer.com/books/the-culture-map/
Merci à Laetitia Thernier & Romain Blanco pour la découverte de ce livre !
21 janvier

La Voix du Client (VoC)
Le premier pilier du Lean Kaizen représente la valeur que nous livrons à nos clients.
La Voix du Client (Voice of Client en anglais, ou VoC) est un outil efficace pour recueillir la satisfaction d’un client et obtenir de sa part des pistes d’amélioration actionnables.
Quand utiliser la Voix du Client ?
Dans la foulée de la livraison d’une version, d’une fonctionnalité. L’objectif n’est pas d’obtenir un indicateur de satisfaction global de l’ensemble des utilisateurs mais bien d’évaluer la satisfaction d’un client par rapport à une “pièce” spécifique livrée dernièrement.
D’accord. Et comment on fait ça ?

L’atelier consiste en une interview d’une vingtaine de minutes au cours de laquelle nous posons une série de question au client :
- On questionne sur le quoi : Qu’attendiez-vous de la part de l’équipe sur ce sujet ? A-t-on complètement répondu à votre demande ?
- On questionne le client sur le quand : Quand attendiez-vous la réponse de l’équipe ? A-t-on répondu dans les délais ?
- On questionne le client sur le où : Quels sont les canaux de communications que vous souhaitez pour suivre votre demande ? Avez-vous eu toute la documentation souhaitée et au bon endroit ?
- On questionne le client sur le comment : Vous a-t-on fait perdre du temps ?
- On questionne le client sur la fiabilité : avons-nous été fiable dans le traitement de votre demande (répondu bon du premier coup) ?
- On demande une note au client (sur 10) pour obtenir un Net Promoter Score (NPS) : à quel point le client recommanderait-il notre service ?
- Qu’aurait-il fallu pour avoir 10 ? On va chercher des éléments spécifiques : ce sont des sources d’amélioration actionnables.
L’astuce est d’ancrer cette pratique dans le flux et les rituels d’équipe :
- on peut planifier une ou deux VoC à chaque livraison
- les résultats de ces VoC peuvent nourrir la prochaine rétrospective d’équipe
Et surtout, on remercie le client pour le temps qu’il nous a accordé ainsi que pour ses idées !
22 janvier

Impact Mapping : un outil stratégique pour concevoir moins et mieux
Dans un monde numérique qui accélère plus vite que notre capacité à en mesurer les conséquences, le rôle d’un Product Manager ou Product Owner change profondément. Nous ne sommes plus seulement responsables de l’expérience ou de la valeur business : nous devenons garants de l’impact global du produit : social, économique, mais aussi environnemental.
Parmi les outils capables d’accompagner ce changement, l’Impact Mapping occupe une place stratégique. D’apparence simple, il est en réalité l’un des plus puissants leviers de priorisation frugale dont dispose une équipe produit.
1. Clarifier le “Pourquoi” avant le “Quoi”
La première force de l’impact mapping est de recentrer la discussion sur l’intention :
- Quel est l’objectif réel du produit ?
- Quel comportement cherche‑t‑on à encourager ou éviter ?
Or, dans une démarche d’écoconception, cette étape est essentielle : on identifie ainsi rapidement les fonctionnalités superflues, coûteuses en ressources, mais à faible valeur.
2. Mettre en lumière les “acteurs” et leurs impacts réels
En reliant l’objectif à ses “acteurs” (utilisateurs, partenaires, équipes internes), on observe mieux les comportements qui génèrent des charges techniques, du trafic réseau, des données à stocker ou des parcours énergivores.
Ce n’est pas seulement un outil produit : c’est un outil de sobriété.
3. Choisir les bons livrables plutôt que le maximum de livrables
La dernière étape consiste à définir ce qui doit être construit, mais surtout ce qu’il ne faut pas construire.
En écoconception, renoncer est un acte fort :
➡️ moins de fonctionnalités → moins de code à maintenir → moins de serveurs → moins d’énergie → plus de clarté pour l’utilisateur.
4. L’impact mapping comme outil de gouvernance responsable
Il facilite aussi la transparence et l’alignement : chaque livraison peut être reliée à un objectif mesurable, et non à une intuition ou un “ça pourrait être sympa”.
Moins mais mieux, voilà l’essence de l’éco‑conception produit.

Réalisez vos impacts mapping en ligne sur l’excellent outil Atelier collaboratif :
23 janvier

Au-delà des a priori : Exemple d’une discovery Produit pour le Secours Populaire Français
Le constat de départ est vertigineux : aujourd’hui, les responsables de structure du Secours Populaire 44 consacrent jusqu’à 80 % de leur temps à des tâches administratives.
80 %. C’est autant de temps perdu qui pourrait être investi là où l’impact est réel : auprès des personnes en difficulté.
Face à cette urgence, comment aider sans passer à côté du plus important ? En s’assurant de ne pas être à côté de la plaque ?
Plutôt que de foncer tête baissée dans le code, Céline Bouché, coach Agile et Product Owner chez Conserto a choisi une autre voie : la discovery Produit.
Dans cet instant tech’, découvrez comment l’écoute des utilisateurs et la compréhension de leurs frustrations ont permis de concevoir des solutions qui changent vraiment le quotidien des bénévoles.
Au travers de cet exemple concret, vous retrouverez comment :
- Mener une exploration efficace pour identifier les vrais besoins (et pas ceux qu’on imagine).
- Maîtriser les bons outils pour analyser vos découvertes terrain.
- Aligner toute votre équipe pour prendre les bonnes décisions et bâtir une solution utile, adoptée et durable.
26 janvier

La Matrice d’Impact : prioriser avec conscience
La Matrice d’Impact est l’un des outils les plus essentiels pour tout PO/PM soucieux d’allier performance et sobriété.
Elle croise traditionnellement impact métier et effort, mais sa formation introduit un troisième axe fondamental : l’empreinte environnementale.
1. Un outil visuel, simple et redoutablement efficace
La matrice invite l’équipe à classer les fonctionnalités selon deux paramètres :
- l’impact métier, c’est‑à‑dire la valeur produite,
- l’effort, en temps, en complexité technique, en risques.
L’ajout de la dimension environnementale rend l’outil encore plus puissant : certaines fonctionnalités deviennent soudainement absurdes au regard du coût écologique qu’elles supposent.
2. Le cœur du service vs la zone de renoncement
La matrice identifie clairement :
- le cœur du service : ce qui doit absolument exister,
- ce qui peut être challengé ou simplifié,
- la zone de renoncement : ce qui mérite d’être abandonné.
Cette dernière zone est un espace souvent tabou dans les organisations. Pourtant, l’écoconception nous rappelle que le produit le plus responsable est parfois celui qui ne sera pas construit.
3. La matrice d’impact, outil éthique du PM moderne
Travailler en PM/PO en 2026, c’est accepter d’être arbitre entre valeur métier et durabilité.
La matrice d’impact donne un cadre pour assumer ces choix, et les rendre visibles, compréhensibles et légitimes.
27 janvier

L’impact poker : aligner l’équipe sur la valeur et l’empreinte
L’Impact Poker est une méthode d’évaluation collective qui permet à l’équipe de “jouer” les impacts d’une fonctionnalité. Mais sous son apparence ludique, il s’agit d’un outil structurant pour instaurer une culture produit responsable.
1. Un rituel collaboratif et fédérateur
Chaque membre de l’équipe vote simultanément sur les impacts d’une User Story :
- valeur,
- risque,
- faisabilité,
- impact utilisateur,
- impact environnemental.
Les écarts de vote deviennent la matière première d’une discussion précieuse.
2. Un outil pour démocratiser l’écoconception
Grâce à ce jeu, l’impact environnemental n’est plus une spécialité d’experts : il devient un sujet normal, partagé, débattu.
Il permet :
- d’ouvrir les yeux sur la lourdeur potentielle d’une fonctionnalité,
- d’éviter que l’impact environnemental soit oublié dans les arbitrages,
- d’améliorer la qualité des décisions collectives.
3. Des équipes alignées prennent de meilleures décisions
En quelques minutes, l’équipe aligne sa compréhension de la valeur et de l’impact écologique.
C’est une manière simple et efficace de changer la culture produit : si tout le monde en parle, tout le monde y contribue.

28 janvier

L’Experience Map éco‑conçue : comprendre l’utilisateur… et ses impacts
L’Experience Map est un grand classique de l’UX. Mais dans ta formation, elle devient un outil clé d’écoconception : elle ne cartographie pas seulement l’expérience, mais aussi l’empreinte environnementale du parcours utilisateur.
1. Rendre visible ce qui ne l’est pas
L’Experience Map version numérique responsable inclut :
- le terminal utilisé,
- la qualité réseau,
- les étapes longues ou intensives,
- la charge technique implicite.
Chaque étape est une “consommation” : temps d’écran, requêtes, chargements, données envoyées.
Et ce qui consomme… peut souvent être réduit.
2. Un révélateur des leviers de sobriété
Grâce à la map, l’équipe peut se poser les bonnes questions :
- le parcours est‑il trop long ?
- certaines étapes sont‑elles inutiles ?
- peut‑on charger moins de contenu ?
- peut‑on éviter un retour serveur ?
- une page pourrait‑elle être allégée ?
Souvent, améliorer l’UX revient à réduire l’impact, ce qui crée un alignement rare entre priorité métier et sobriété.
3. Un outil puissant pour aligner équipe, métiers et direction
- d’expliquer l’importance d’un design sobre,
Parce qu’elle est très visuelle, l’Experience Map permet aussi :
- de convaincre que certaines optimisations ont un vrai sens,
- d’ancrer l’écoconception dans la stratégie produit.
Pour allez plus loin, découvrez l’outil grâce au travail d’Antoine Pezé :

29 janvier

GreenTrackr : mesurer pour mieux décider
Impossible de piloter sans mesurer.
GreenTrackr, issu de notre “lab” et basé sur les travaux de la communauté Boavizta, répond exactement à ce besoin : donner une mesure fiable et actionnable de l’impact environnemental d’un service numérique.
1. Rendre l’invisible visible
GreenTrackr permet une évaluation multi-critères ce qui est crucial : l’écoconception ne se limite pas au CO₂.
2. Passer d’un indicateur marketing à un outil d’aide à la décision
La force de GreenTrackr est de pouvoir être utilisé par :
- les designers,
- les développeurs,
- les PM/PO,
- les architectes.
L’outil ne se contente pas de “noter” : il permet de comparer, d’améliorer et de suivre dans le temps.
À partir de ces données, l’équipe peut instaurer un budget environnemental dans sa Definition of Done ou en COPIL.
3. Une nouvelle métrique pour piloter la roadmap
GreenTrackr fait entrer l’écoconception dans la gouvernance produit.
Il permet d’imaginer de nouveaux arbitrages :
- réduire un parcours,
- supprimer une image,
- choisir un format différent,
- différer un traitement côté serveur,
- éliminer une fonctionnalité non utilisée.
Mesurer change tout : on ne pilote bien que ce que l’on mesure.
Pour plus d’infos, découvrez notre outil gratuit et open source :
30 janvier

Les Conf’Hybrides de Conserto : les replays
Les Conf’Hybrides, c’est notre nouveau format, lancé en 2025 : des conférences techniques animées par des experts, accessibles à tous, que vous soyez développeur, PO, ou simplement curieux.
Les Conf’Hybrides, ce sont des conférences pensées comme des espaces de partage et de réflexion, à la croisée des regards :produit, agilité, organisation, management, tech…Un format hybride, accessible au plus grand nombre, pour faire circuler les idées, confronter les points de vue et s’inspirer du terrain.
Si vous ne les connaissez pas encore (ou si vous souhaitez replonger dedans) les replays et contenus sont disponibles ici :
Pourquoi les (re) découvrir ?
Parce qu’elles croisent les regards : produit, agilité, organisation, management, tech… et permettent de sortir des silos pour mieux comprendre la complexité du réel.
Encore merci d’avoir suivi cette 3e édition du Calendrier de l’après.
On espère qu’elle vous aura donné des clés, des idées… et surtout l’envie de continuer à explorer.










