
Découvrez la troisième édition du Calendrier de l’après Conserto ! Nous vous proposons, tout au long du mois de janvier, des idées d’ateliers, des inspirations, des bonnes pratiques, des outils, en lien avec l’agilité, pour bien démarrer l’année.
2 janvier

Check list 360° Produit pour un PO
Imaginez un Product Owner qui se demande : “Est-ce que mon produit est vraiment sur les rails ? Est-ce que mon équipe a tout ce qu’il faut pour performer ?”
Souvent, on avance vite, on livre, mais on oublie de prendre du recul.
C’est là que la Check-list 360° Produit entre en jeu.
La Check-list 360° Produit est un outil conçu pour les Product Owners et Product Managers afin de réaliser un audit complet de leur produit et de leur organisation. Elle couvre tous les leviers de performance : vision stratégique, expérience utilisateur, backlog, qualité, technique, business, conformité…
L’objectif ? S’assurer que chaque aspect du produit est maîtrisé, identifier les zones d’amélioration et prioriser les actions pour gagner en pertinence et en performance.
Concrètement, cette check-list vous aide à passer en revue 12 dimensions clés, avec des pratiques et outils associés, pour transformer votre produit en véritable moteur de valeur.
5 janvier

Connaissez-vous le “Product Ops” ?
6 janvier

Késako le Product Operating Model (POM) ?
Le Product Operating Model (POM) c’est une manière d’organiser une entreprise autour de ses produits. C’est un cadre multidimensionnel qui définit comment une entreprise conçoit, développe et livre ses produits ou services pour répondre aux besoins des clients et atteindre ses objectifs commerciaux.
Cette approche englobe l’agilité mais la dépasse : elle définit comment les décisions produit sont prises, comment la stratégie se traduit en exécution, comment l’organisation apprend et s’adapte.
Pour aller plus loin, découvrez ces deux articles de Rachel Dubois :
7 janvier

De la raison d’être de l’équipe à la vision Produit
Avant le produit, il y a l’équipe qui le construit et le fait évoluer.
Avant d’établir la vision Produit, il peut être nécessaire, en prérequis, d’établir la raison d’être de l’équipe (ou de la réaffirmer pour une équipe déjà existante).
En effet, si la mission et les objectifs de l’équipe ne sont pas clairs et pas partagés cela va être un vrai frein pour le bon déroulement d’un atelier de type Vision Produit.
Voici un canevas et un atelier pour vous aider :
Dans cet article vous allez trouver :
- Un canevas pour aider à aligner les acteurs la mission et les objectifs de l’équipe
- Le déroulé de l’atelier et un guide de facilitation
- Un modèle de manifeste d’équipe afin communiquer plus facilement avec le reste de l’organisation
- Un exemple concret réalisé dans une équipe
8 janvier

Roadmap Agile : comment réussir l’exercice ?
En tant que Product Owner ou Product Manager vos interlocuteurs vous demandent souvent une “Roadmap”.
Le piège est de confondre roadmap produit et plan de release.
Dans cette vidéo qui suit, découvrez des conseils pour des roadmaps réellement au service du produit :
👍 des principes à respecter
❌ des pièges à éviter
✅ des exemples de formats
9 janvier

Le Value Proposition Canvas : un outil pour aligner votre offre avec les besoins de vos clients
Le Value Proposition Canvas est un outil simple et puissant pour s’assurer que votre offre crée de la valeur réelle. Il vous aide à comprendre ce que vos utilisateurs veulent accomplir… et à aligner votre produit ou service pour y répondre parfaitement.
Il se compose de deux parties :
- Le profil utilisateur (jobs, pains, gains) qui décrit ce que vos utilisateurs et clients essaient d’accomplir, leurs frustrations et leurs attentes.
- La carte de valeur (produits/services, pain relievers, gain creators) qui montre comment votre offre répond à ces besoins.
Ses avantages :
- Clarifie la compréhension des utilisateurs et clients et de leurs priorités.
- Permet d’identifier les points de différenciation et d’améliorer l’adéquation produit-marché.
- Favorise la collaboration entre équipes en offrant un langage commun.
- Réduit le risque d’échec en centrant l’innovation sur la valeur réelle.
En résumé, le Value Proposition Canvas, c’est un GPS pour créer des offres qui comptent vraiment !

Cet outil a été inventé et est proposé gratuitement par Strategyzer.
12 janvier

Le Double Diamant : comprendre avant d’agir
Le Double Diamant est un cadre qui structure l’approche produit en quatre étapes simples : explorer, définir, imaginer, construire.
Le principe : d’abord comprendre le problème, ensuite explorer et tester les solutions, en alternant divergence (ouvrir le champ des possibles) et convergence (faire des choix éclairés).
- Explorer le problème : comprendre la situation et les usages. Exemple : interviews, observation, analyse de données.
- Définir le problème : clarifier ce qu’on veut résoudre. Exemple : synthèse des insights, formulation du problème.
- Imaginer des solutions : générer plusieurs pistes. Exemple : brainstorming, croquis.
- Construire la solution : tester et choisir la solution la plus pertinente. Exemple : prototypage, tests utilisateurs.

Quand l’utiliser ?
Il est utile dès qu’on veut s’assurer de bien comprendre le problème avant de se lancer sur une solution :
- le problème est flou ou manque d’informations,
- il arrive déjà formulé comme une solution,
- le sujet est complexe et nécessite de poser les choses étape par étape.

Pour aller plus loin
Le Design Council propose des explications détaillées et des exemples d’activités pour chaque étape :

13 janvier

RIC(E) : prioriser le discovery simplement
On connaît bien les méthodes pour prioriser le delivery (MoSCoW, story mapping, story points…).
Mais quand il s’agit de prioriser le discovery, c’est plus flou : quels problèmes explorer en premier ? Par où commencer ?
Parfois, il n’y a que peu de sujets éligibles au discovery : inutile de sur-outiller.
Mais si plusieurs sujets se présentent et que le choix devient difficile, RIC(E) est un moyen simple d’estimer la valeur potentielle des problèmes avant même de chercher des solutions.
Et vous allez voir que ce sont des questions qu’il est de toute façon intéressant, voire indispensable, de se poser.
Les critères du RIC(E)
RICE repose sur quatre critères :
Reach (portée)
- Quel pourcentage d’utilisateurs ?
- À quelle fréquence ?
- Combien d’occurrences ?
On mesure ici l’ampleur du problème.
Impact
- À quel point le problème affecte-t-il les utilisateurs ?
- Que se passe-t-il si on ne fait rien ? Et si on le résout ?
- Quel impact pour le business et les objectifs Produit ?
On évalue ici l’importance du problème.
Confiance
- Qu’est-ce qui repose sur des données concrètes ?
- Qu’est-ce qui relève d’hypothèses ou d’intuition ?
Il s’agit d’estimer la solidité de nos informations.
Effort
- Quel effort pour construire la solution ?
En pré-discovery, estimer l’effort est souvent peu pertinent.
On utilise donc surtout RIC : Reach – Impact – Confiance.
Et vous pouvez ne pas avoir toutes les réponses. Rien ne vous empêche aussi de noter ces questionnements que vous pourrez adresser au travers de votre discovery.

Comment l’utiliser ?
Seul ou avec les parties prenantes, on passe chaque problème en revue rapidement en répondant aux questions associées aux critères.
Le PO ou PM attribue ensuite un score (de 1 à 5) pour chaque critère. Comme il n’existe pas de règle stricte sur la manière de noter, le score reste subjectif et la comparaison est donc relative. Pour garder de la cohérence, il est préférable que la même personne attribue les scores d’un sujet à l’autre.
Score = Reach × Impact × Confiance
(et / Effort si vous choisissez de le conserver)
Ce score permet de classer les sujets selon leur potentiel et de visualiser rapidement ceux qui méritent d’être explorés en priorité.
RIC(E) reste un guide, pas une vérité absolue.
Si un sujet classé 4ᵉ semble en réalité plus simple, plus stratégique ou plus opportun, explorez-le.
En revanche, si vous envisagez de commencer par le dernier de la liste, challengez votre choix : cela peut révéler un biais ou un critère oublié.

Quand l’utiliser ?
RIC(E) est utile lorsque vous avez plusieurs sujets à explorer et que vous voulez :
- Savoir par où commencer : identifier rapidement les problèmes qui méritent le plus d’attention,
- Poser les bonnes bases du discovery : se poser les questions essentielles avant de se lancer dans la recherche ou les prototypes,
- Aligner les parties prenantes : partager une vision commune sur ce qui est prioritaire et pourquoi.
Vous pouvez l’utiliser ponctuellement ou en continu.
L’essentiel : qu’il vous aide à y voir plus clair, sans alourdir votre quotidien.
14 janvier

Focused Discovery Discipline : une approche structurante du discovery en 7 étapes
Le Double Diamant est souvent présenté comme une référence en matière de discovery : un diamant pour explorer le problème, un autre pour explorer la solution.
C’est clair, simple, mais parfois trop générique pour aider les équipes à structurer réellement leur démarche dans le temps.
L’approche F.O.C.U.S.E.D. (présentée dans le livre Discovery Discipline) propose une alternative : 7 diamants, chacun dédié à une étape précise du discovery.
L’objectif n’est pas d’ajouter de la complexité, mais d’apporter du focus : savoir exactement sur quoi se concentrer à chaque phase, dans quel ordre, et avec quel livrable attendu.
Chaque étape peut durer 5 minutes comme plusieurs semaines. Ce n’est pas une approche qui va alourdir votre discovery.
Cela dépend du contexte, du niveau d’ambition et de l’effort qu’on souhaite investir. L’essentiel est de timeboxer la démarche dès le départ, ce qui fait partie intégrante de la première étape.
Voici les 7 étapes, leurs objectifs, leur utilité et ce que l’on attend des livrables associés.
1. Frame
- Objectif : cadrer l’ambition du projet.
- Livrable « Project Ambition » : définir les critères de succès, les contraintes clés et la timebox du discovery.
- Pourquoi ? : aligner tout le monde sur l’impact attendu et l’effort à investir, et éviter un discovery interminable.
2. Observe
- Objectif : identifier le premier cas d’usage.
- Livrable « First Use Case » : décrire l’utilisateur principal, son contexte et le problème à résoudre à travers un cas d’usage précis.
- Pourquoi ? : choisir le problème précis à traiter pour atteindre l’ambition et éviter de se disperser.
3. Claim
- Objectif : formuler la promesse faite à l’utilisateur.
- Livrable « Launch Tweet » : formuler un tweet qui résume clairement la valeur apportée par la future solution.
- Pourquoi ? : guider les étapes suivantes et donc le choix de la solution avec une promesse cohérente par rapport à l’ambition et au cas d’usage choisi.
4. Unfold
- Objectif : définir les étapes essentielles de l’expérience.
- Livrable « 5 Touchpoints » : identifier les points de contact essentiels dans l’expérience utilisateur pour tenir la promesse.
- Pourquoi ? : Visualiser le parcours critique et choisir les moments clés pour interagir avec l’utilisateur et résoudre son problème.
5. Steal
- Objectif : capitaliser sur ce qui fonctionne ailleurs.
- Livrable « Gold nuggets » : lister et analyser des solutions existantes et leurs patterns à réutiliser ou adapter (pour les points de contact ou plus largement).
- Pourquoi ? : Gagner du temps, s’inspirer de solutions efficaces et éviter de réinventer la roue.
6. Execute
- Objectif : matérialiser l’expérience pour la tester.
- Livrable « Happy path » : construire un prototype fonctionnel et documenter les hypothèses principales à tester.
- Pourquoi ? : Préparer les moyens nécessaires pour évaluer la solution.
7. Decide
- Objectif : décider de poursuivre ou non.
- Livrable « Go/NoGo » : décider de partir en delivery ou non avec la solution.
- Pourquoi ? : confronter la solution et les hypothèses à des utilisateurs pour décider si le discovery est terminé.

Pour aller plus loin
Si cette approche a éveillé votre curiosité, n’hésitez pas à vous procurer le livre Discovery Discipline. Vous y retrouverez notamment les activités possibles à chaque étape ainsi que des exemples concrets.
15 janvier

Comprendre ses utilisateurs : les entretiens
Dans le cadre d’un discovery produit, l’objectif est de creuser un problème avant de se lancer dans la solution.
Cela implique de comprendre ses utilisateurs : qui ils sont, ce qu’ils cherchent à accomplir et quels obstacles ils rencontrent.
Parmi toutes les méthodes possibles (observation, analyse des usages, feedbacks clients, enquêtes…), si on devait n’en choisir qu’une, ce seraient les entretiens utilisateurs. Ils permettent d’explorer en profondeur comportements, besoins et motivations, et servent de base solide au discovery.
Préparer un entretien efficace
Avant de rencontrer un utilisateur
- Définir l’objectif : ce que vous voulez apprendre, pas ce que vous voulez valider.
- Clarifier la cible : qui souhaitez-vous vraiment comprendre, selon quels critères ?
- Recruter un panel représentatif : 5 à 7 personnes suffisent pour générer des insights significatifs.
- Préparer un guide d’entretien : un fil conducteur flexible, ni trop rigide, ni trop vague.
- Être accompagné si possible : difficile de prendre des notes et d’adopter la bonne posture en même temps.
Bonnes pratiques pendant l’entretien
Pendant l’entretien
- Écouter plus que parler : laisser l’utilisateur s’exprimer (viser un ratio 80/20).
- Poser des questions ouvertes et relancer sur des exemples concrets : “comment ?”, “racontez-moi…”, “pourquoi ?”
- Reformuler pour valider : “Si je comprends bien… ?”
- Utiliser le silence à bon escient pour que la personne complète ses propos.
- Noter les verbatims sans interpréter pendant l’entretien.
Erreurs à éviter
- Chercher à vendre ou défendre le produit.
- Tenter de valider ses idées plutôt que de comprendre la réalité.
- Poser des questions fermées, orientées ou multiples : “Est-ce que vous préférez… ?”
- Parler plus que l’utilisateur ou remplir les silences.
- Réagir émotionnellement aux réponses.
Formaliser et exploiter les insights
Une fois l’entretien terminé, l’objectif n’est pas de tout retranscrire, mais de capturer l’essentiel : qui est l’utilisateur, ce qu’il cherche à accomplir, ce qui le bloque, ce qu’il ressent et les verbatims clés.
L’enjeu n’est pas d’empiler des données, mais d’en extraire des informations actionnables.
Quand plusieurs entretiens ont été menés, les tendances commencent à émerger. Plutôt que de résumer chaque cas individuellement, on croise les informations pour identifier des patterns, faire émerger et prioriser les problèmes, repérer des opportunités.
Pour aller plus loin
Plusieurs outils peuvent être utiles pour organiser besoins, comportements, irritants et motivations et donc structurer les enseignements issus des entretiens.
Voici 2 exemples d’outils qui pourraient vous aider. Explorez ces ressources si vous souhaitez creuser davantage :





